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Opinion publique, oubliez Twitter pour les sondages !

D‘après une étude de Pew Research, Twitter ne serait pas le meilleur outil pour prendre l’avis général de la population. Les chercheurs ont constaté de gros écarts entre les réactions sur le site de microblogage et l’opinion publique mesurée par des enquêtes. L’étude portant sur un an a comparé les résultats de sondages nationaux à la tonalité des tweets, en réponse à huit grands événements d’actualité.

Dans de nombreux cas, la réaction sur Twitter a été différente de celui de l’opinion publique. Pew Research cite un exemple. Quand la cour fédérale a statué en février dernier que la loi californienne interdisant le mariage homosexuel était anticonstitutionnelle, la réaction sur Twitter a été très positive. Les conversations sur le site de microblogage au sujet de la décision étaient beaucoup plus positives que négatives (46 % contre 8 %). Mais l’opinion publique, telle que mesurée dans un sondage national, allait dans l’autre sens: parmi ceux qui avaient entendu parler de la décision, seulement 33 % étaient très satisfaits ou satisfaits, tandis que 44 % étaient déçus ou en colère.

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Selon Pew Research, le meilleur exemple vient de la présidentielle Américaine. Alors que les sondages montraient que la plupart des électeurs affirmaient que Mitt Romney avait offert la meilleure performance lors du premier débat présidentiel, la réaction sur Twitter était beaucoup plus critique vis-à-vis de ce dernier.

Mais attention, Twitter n’est pas acquis à la cause des démocrates. Ainsi, si le discours du président a été généralement bien accueilli par le public, 42% de réactions positives contre 27% de réactions négatives, sur Twitter les avis étaient beaucoup plus négatifs (40%) que positifs (21%). 

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Alors, comment expliquer ces différences ? Selon Pew Research, et cela parait évident, ce serait dû à la démographie de Twitter, jeune, plus orientée vers les idéologies démocrates que républicaine. Un autre facteur explicatif serait que sur le site de microblogage s’expriment des citoyens qui ne peuvent être pris en compte dans les sondages, notamment les moins de 18 ans. 

« Peut-être le plus important, les utilisateurs de Twitter qui choisissent de partager leurs points de vue sur les événements varient selon les sujets des nouvelles. Ceux qui ont tweeté à propos de la décision portant sur le mariage du même sexe en Californie n’étaient probablement pas le même groupe que ceux qui ont tweeté à propos de l’investiture d’Obama ou la sélection de Paul Ryan par Romney. »

À mon sens, Twitter étant public, il peut être également plus difficile de donner sa véritable opinion qu’au travers d’un face à face ou d’un appel téléphonique. Le monde peut vous juger !

Twitter n’est donc pas le meilleur outil pour prendre en considération l’opinion publique, car il est occupé majoritairement par un groupe démographique qui n’est pas représentatif, qui s’exprime différemment sur les sujets et qui est assujetti à une certaine forme de « conformisme ». 

Au Québec, si l’on observait les tendances sur Twitter pendant l’élection, force est de constater que nombreux étaient ceux s’en prenant à Jean Charest. Et pourtant. 

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