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Marque personnelle, ne pas négliger la notion de « personnelle »

La notion de marque personnelle, ou personal branding, est très souvent évoquée dans le domaine des médias sociaux même si elle peut s’appliquer à un spectre plus large d’industries. La marque personnelle, c’est l’art de créer et de gérer sa propre marque, rattachée à un individu et non à un produit. Cela est particulièrement utile pour les personnes cherchant à développer une expertise reconnue, ou encore pour certains candidats désirant se démarquer (ah ah, super le jeu de mots). 

Très souvent donc, la symbolique d’une marque personnelle passe par l’expression et la valorisation d’une expertise, d’un savoir, d’une compréhension d’un environnement donné. Production de contenus, que ce soit des articles, des livres blancs ou encore des photos, participation à des conférences. Curation de contenus afin de démontrer sa connaissance du domaine. Il existe de nombreuses manières de bâtir sa propre image selon sa volonté. De la façonner.  

Or, à l’heure du Web social, il est indéniable que la facilité déconcertante pour tout un chacun de se draper dans le manteau de l’expert a tout simplement explosé. N’importe qui peut facilement traduire des articles anglais, ou peut faire de la curation sans être remis en question. Souvent, les individus et les entreprises se limitent d’ailleurs à ce qui est visible, ne cherchant pas à mettre en exergue la véritable crédibilité des propos ou de la veille ainsi réalisés. 

Exemple. La dernière fois, je parlais avec un partenaire de badminton qui m’expliquait avoir entendu parler de moi dans son département communication. Selon les propos rapportés, j’étais très bon dans la définition de stratégies sur les médias sociaux. Problème. Je n’avais jamais travaillé avec sa société, et le sentiment quant à l’efficacité de mon travail découlait principalement de ma marque personnelle, de mes écrits ou de mes conférences. Si cela peut s’avérer flatteur, c’est avant tout révélateur d’une appréciation basée sur une perception, et non sur des faits. C’est troublant. Il faut donc comprendre que n’importe qui a la faculté à tout moment de devenir un expert, pour peu qu’il sache se servir des outils numériques. Et ce dans de nombreux domaines, je ne parle pas uniquement des médias sociaux. Et cela crée une sacrée foule.

Il arrive donc un moment où cette expertise peut se confronter à une trop grande concurrence. Les vrais étant noyés dans la masse des faux. Les faux dans la masse des faux. Les vrais dans la masse des vrais. Et ainsi de suite. Il faut donc un facteur différenciateur qui indubitablement est la personnalité de l’individu. Dans marque personnelle, il y a la notion de personne. Madame, monsieur, qui êtes-vous ? Qu’apportez-vous à ces projets / entreprises au-delà de votre simple connaissance ? 

Par exemple, chez les animateurs de communauté vous pourrez noter une grande propension à s’afficher comme une personne gentille, limite fleur bleue, voire de se lancer des compliments à outrance. Ceci n’est pas révélateur d’une personnalité, ce n’est qu’un trait de caractère qui ne saurait dire si la personne pourra s’intégrer dans un organisme, ou s’il est à même d’appréhender un projet précis (pour les consultants par exemple). Qui plus est, qu’est ce que l’expression de sentiments sur de tels canaux ? Il faut des faits. Ce qui est révélateur, c’est lorsque l’individu offre plus sur ses aspirations, ce qu’il fait, sur ce qui permet de mieux le cerner. Ces moments de vies qui ne tombent ni dans le nombrilisme agaçant ni dans le voyeurisme à outrance. Une frontière fine entre vie professionnelle et personnelle dont les limites sont à la juste appréciation de tout un chacun. Je suis plusieurs professionnels qui tombent facilement dans l’excès : mon chien aboie contre le facteur, aujourd’hui j’ai acheté une tondeuse pour ce chien, finalement j’ai gardé le facteur et vendu le chien. Exaspérant.     

Lorsque je travaillais pour MySportProfiler, un réseau social à destination des professionnels de l’industrie du sport, je me suis rendu compte à quel point il était essentiel de pratiquer une discipline pour pénétrer cet univers. En ce sens, la marque personnelle d’un individu n’était pas liée uniquement à ses compétences, ni même à son caractère, mais prenait en considération indubitablement son appétence pour le surf, la course etc .. Nous avions donc mis en avant cet aspect particulier, à la différence des autres réseaux sociaux comme LinkedIn ou encore Viadeo. Il manque cruellement sur ces plateformes, je trouve, des catégories permettant de mieux cerner l’individu.  

Car posez-vous la question. Pourquoi tant de recruteurs vont d’eux-mêmes consulter les profils personnels des candidats ? Car au-delà du CV froid, il y a l’humain. La personnalité qui échappe aux mots, illustrée par un carrousel d’images, de check in, de sentiments exprimés à un instant précis … Passionné par les voyages. Fan de rock and roll. C’est vraiment beau sur le papier, mais est-ce vrai, et dans quelle mesure ? Le candidat là, le consultant là, avec son histoire, ses idées, ses passions … qui se cache derrière le masque de la belle présentation. Qui est-il ?  Et pourquoi ne pas laisser une fissure dévoiler un aspect maîtrisé de notre moi ? 

Le développement de la marque personnelle sur les médias sociaux doit de ce fait prendre en considération le spectre humain en laissant échapper quelques moments de vies, quelques réflexions face à la banalité des choses. Les marques le font déjà avec le storytelling, en racontant et magnifiant des histoires afin de paraitre plus humaines. Je ne vous dis pas qu’il faille se réinventer, ou imaginer une biographie. Il faut être soit même, c’est une évidence. Mais il faut identifier quelle part, même infime, vous allez livrer au monde entier. La personne d’esprit avec ses jeux de mots plus ou moins fins. Le voyageur émérite qui parcourt le monde et s’extasie de sa beauté. L’humaniste qui s’offusque des inégalités de sa société. À vous de le définir, c’est vous qui bâtissez votre marque personnelle. Tout individu est un spectre à multiple facette, dont la binarité n’existe pas. Pas de gentils, pas de méchants. Juste un tout, dosé plus ou moins mal. Un mélange. En ce sens, n’oubliez pas de créer une certaine corrélation, de ne dévoiler que des facettes en accord avec votre vie professionnelle. Évitez les effets de type : j’adore les fast food mais je suis spécialiste de la gastronomie. Nous avons tous un penchant à l’ambivalence, mais ne perdons pas nos lecteurs. Pas pour le moment.   

Trouver le bon moment. 

Trouver la bonne fréquence. 

Trouver la bonne thématique. 

Bâtir. 

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