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Les grands enjeux de la mobilité : comprendre le SOLOMO

Notre président, Christian Chalifour, a participé à une conférence organisée par l’Université Laval autour de la thématique de la mobilité. Il nous apparaissait pertinent de traiter du SOLOMO, un « buzzword » qui a été propulsé sur le devant de la scène en décembre 2011, lors de la grande messe européenne des médias sociaux, la conférence LeWeb à Paris

SOLOMO ? Étrange acronyme qui définit en fait les grands enjeux de la mobilité: social, locale et… mobile, évidemment. Pour comprendre la présentation ci-jointe, que nous avons voulu minimaliste afin de la rendre plus percutante, nous vous en proposons un condensé.

 

 

ÉTAT DES LIEUX

Il faut prendre en considération l’évolution impressionnante du taux d’équipement des ménages pour identifier les enjeux liés à la mobilité. Ainsi, s’il a fallu 38 ans à la radio pour toucher 50 millions d’utilisateurs, il n’en a fallu qu’environ 2 à 3 pour le iPhone. Et encore, nous ne parlons ici que de iPhone. Nous n’avons pas pris en considération les appareils intelligents dotés d’autres systèmes d’exploitation, comme Android.

Tout aussi impressionnante, une étude de février 2012 mentionnait que presque 50 % des Américains possèdaient un téléphone intelligent. Une tendance qui n’a évidemment pas pris autant d’ampleur au Québec, mais qui devrait le devenir rapidement avec la démocratisation des forfaits téléphoniques.

Témoin de cet engouement, il faut savoir qu’aucune technologie ne s’est développée aussi rapidement que le mobile. À tel point que les experts estiment qu’aux environs de 2013 ou 2014, les connexions à Internet se feront majoritairement par l’entremise des terminaux mobiles. Certains parlent d’ère post-PC, nous avons déjà un pied dedans évidemment. Il est de ce fait de plus en plus important de prendre en considération ces faits dans la planification de stratégies de communication.

En effet, les terminaux mobiles sont plus qu’une simple révolution technologique en matière de téléphonie ou d’Internet. Ils tendent à remplacer un ensemble d’appareils divers. Ainsi, à titre d’exemple, sur Flickr (média social dédié à la photographie), l’appareil le plus utilisé pour prendre des clichés est l’iPhone, loin devant les traditionnels Nikon ou Canon.

Flickr

On pourra également citer Amazon, qui vend aujourd’hui plus de livres numériques que de livres papier, ou le jeu Angry Birds, qui a été téléchargé plus de fois que le nombre de ventes totales des jeux sur Nintendo DS. Les terminaux mobiles deviennent des couteaux suisses qui ouvrent la voie à un ensemble de nouvelles possibilités dans l’application d’actions de communication.

Un exemple avec l’application pour iPad de Dominos Pizza, qui mélange virtuel (jeu vidéo social) et réel (possibilité de commander sa pizza) : 

On observe également que les départements marketing prévoient augmenter leur budget consacré à la mobilité et intégrer ces nouveaux canaux. La mobilité s’inscrit de ce fait dans une tendance forte, notamment représentée par trois grands concepts: social, local et mobile.

SOCIAL

Le mobile est social, c’est une certitude. Internet est social aujourd’hui. Les médias sociaux ont envahi les habitudes de surf, et par le fait même, les terminaux mobiles. De même, la mobilité a bouleversé les habitudes de réseautage des internautes, ces derniers se connectant massivement depuis leurs appareils aux géants du Web social. 

Par exemple, la majorité des utilisateurs de Facebook se connectent par le biais de technologies mobiles. Un chiffre impressionnant, lorsqu’on le rapporte au nombre d’utilisateurs total, soit plus de 850 millions. Il est donc pertinent de penser les médias sociaux en termes de mobilité, ce qui ouvre de nouvelles possibilités.

De nouveaux modèles de médias sociaux ont également émergé, spécialement dédiés à la mobilité. On pourra citer Foursquare, bien que ce dernier soit peu utilisé dans de nombreux pays, ou encore Instagram, qui combine le social et la photographie.

Nous avons pris en exemple le jeu Fiestagram, qui a été organisé par Ford pour promouvoir sa Ford Fiesta. Il s’agit d’un concours présent sur Facebook, faisant appel à Instagram. Les règles sont simples: chaque semaine, un thème en rapport avec certaines fonctionnalités de la voiture est donné. Les internautes sont invités à publier un cliché en le taguant sur le nom du thème et le tag officiel. De nombreux lots ont ainsi été mis en jeux, notamment une Ford Fiesta.

Selon Mashable, le choix d’Instagram répondait à plusieurs logiques :

«  En mettant l’accent sur l’image (par opposition à la langue), Instagram était la plateforme idéale pour mener une campagne multinationale dans laquelle les gens à travers l’Europe, parlant une variété de langues, pourraient y participer. De plus, Instagram a une communauté prospère et solidaire, qui serait partie intégrante de la conduite la participation des usagers au concours Fiestagram. »

Par exemple, ci-dessous le premier thème pour comprendre nos propos :

Une simple pression sur le bouton de démarrage Ford Power suffit pour démarrer votre Fiesta. Trouvez un bouton ou un interrupteur intéressant à photographier, ou immortalisez une action qui provoque une réaction en chaîne ou qui active quelque chose. Une fois votre cliché réalisé, associez le hashtag #Fiestagram #Démarrez.

Au final, plus de 16 000 photos ont été taguées sur Instagram, et la page Facebook a enregistré une hausse de 120 000 fans. Une vraie réussite!

LOCAL

Le local est probablement la partie la moins développée, mais devrait être amené à croître. Les réseaux sociaux liés à la géolocalisation comme Foursquare ne suscitent guère l’engouement malgré les études de cas qui fleurissent ça et là. Ce constat est compréhensible. D’une part, la notion de vie privée est de plus en plus prise en considération par les internautes (un grand nombre de cambrioleurs utiliseraient les médias sociaux pour commettre leurs larcins). D’autre part, la notion même de « check in » n’apporte pas grand chose et peut vite devenir redondante.

Cependant, Foursquare continue sa croissance, et Facebook ou Twitter continuent de proposer la géolocalisation. Cela démontre que se positionner n’est pas un segment du local qui s’est éteint, mais qui attend une démocratisation des usages. Pour l’heure, difficile de dire si cela soulèvera réellement l’engouement, donc les géants du Web avancent avec méfiance.

Il faut plus regarder le local comme une action de recherche que comme une action de positionnement. Par exemple, 61 % des internautes mobiles qui ont effectué une recherche locale téléphonent au magasin et 59 % s’y rendent directement. Au final, ils sont 90 % à passer à l’acte dans les 24h.

Le local est donc en voie de développement, et devient réellement pertinent lorsqu’il répond à des logiques de recherche. Google Places présente par exemple un avantage certain pour placer son entreprise dans les résultats et répondre aux tendances décrites.

MOBILE

Enfin, le mobile, ou plutôt l’Internet mobile. Aujourd’hui, il est très important d’avoir un site adapté aux terminaux mobiles. Par exemple, aux États-Unis, le leitmotiv actuel est « penser mobile en premier » (think mobile first). Ainsi, on pourra mentionner que 57 % des internautes ne recommanderaient pas une entreprise qui aurait une mauvaise version mobile et que 40 % se tourneraient vers celui d’un concurrent. Une importance stratégique doit donc être accordée à la version mobile de son site Internet.
Il n’est pas incompatible de disposer d’une application et d’un site mobile. Comme l’évoquait Nebbio, notre compagnie sœur, la mise à disposition de plusieurs technologies peut être pertinente, car elles vont apporter deux sources de trafic complémentaires.

CONCLUSION – Étude de cas

Nous avons abordé le SOLOMO, mais d’autres tendances tendent à émerger. Ainsi, l’on pourrait évoquer la « gammification », à savoir la création de jeux vidéo adaptés aux supports mobiles par les marques. Cette tendance devrait, selon nous, largement se développer tant elle présente des avantages, qu’ils soient techniques ou simplement communicationnels. Le SOLOMO pourra donc, comme un train lancé à grande vitesse, embarquer des wagons supplémentaires, voire s’en débarrasser selon les usages qui seront faits. Avec la « gammification », verrons-nous le SOLOMOGA ?

Pour conclure, nous vous partageons un élément qui ne faisait pas partie de la conférence de Christian. Il s’agit d’une étude de cas qui a été présentée pendant la conférence LeWeb à Paris. Il s’agit de la stratégie mobile de la SNCF, société de transport de trains française. Dans cette infographie et sa vidéo, elle nous présente « sa » révolution par l’usage des technologies.

SOLOMO SNCF
 

 

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