Contact

Québec

2095, rue Frank-Carrel, bur. 214
Québec (Québec)
G1N 4L8

Téléphone 418 353-1808
Télécopieur 418 907-8445

Localisez-nous via Google Maps

Belgique

Avenue Athéna 1
B 1348 Louvain-la-Neuve
Belgique

Téléphone +32 (0)10 45 85 14

Localisez-nous via Google Maps

France

110 Rue Réaumur,
75002 Paris, 
France

Téléphone +33 1 85 76 30 90

Localisez-nous via Google Maps

  • Ce champ n'est utilisé qu'à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Facebook, plus fort que le divan des psychiatres ?

Voici une étude très intéressante relayée par Cnet qui dresse un constat simple : face aux professionnels de la santé mentale, les patients ont tendance à réfréner leurs pulsions là où sur les médias sociaux, comme Facebook, ils sont plus « naturels ». Un outil intéressant donc pour dresser un diagnostic psychologique. 

Des chercheurs de l’Université du Missouri ont trouvé un lien entre l’anhédonie social et une diminution de l’activité sur Facebook, ce qui suggère que les thérapeutes peuvent utiliser les profils des patients pour mieux comprendre leur maladie mentale. L’anhédonie sociale « caractérise l’incapacité d’un sujet à ressentir des émotions positives lors de situations de vie pourtant considérées antérieurement comme plaisantes » (Wikipédia), en d’autres termes il s’agit de la diminution d’émotions positives face aux stimuli sociaux. 

Selon Wikipédia, ce symptôme se retrouve principalement au travers de deux pathologies : 

  • lors d’épisodes dépressifs caractérisés
  • au cours de la schizophrénie, symptôme qui peut être produit ou aggravé par les neuroleptiques

L’étude  a examiné les profils Facebook et les activités de 211 étudiants qui ont été notés sur l’anhédonie sociale, mais également sur des aberrations perceptives (délires hallucinatoires), et l’idéation magique. Comme le résume Numérama :  

« D’autres participants à l’étude ont dissimulé une partie importante de leur profil Facebook avant de la dévoiler aux chercheurs. Ces participants ont également montré des symptômes de schizotypie, connus comme des aberrations perceptives, qui sont des expériences anormales de ses sens, et une idéation magique, qui est la croyance que des évènements sans lien physique de cause à effet sont d’une certaine façon connectés », résument les chercheurs. « Le fait de masquer l’activité Facebook a aussi été considéré comme un signe de niveaux plus élevés de paranoïa ».

L’étude a conclu que les personnes qui obtiennent un score élevé sur l’échelle d’anhédonie sociale ont moins d’amis Facebook, moins de photos d’eux-mêmes, et prennent plus de temps pour communiquer avec leurs amis que d’autres. Selon Cnet, « les chercheurs n’ont cependant pas trouvé de corrélation entre l’anhédonie sociale et le volume des messages sur le mur de vos amis ». Les auteurs ont également constaté une forte corrélation entre l’extraversion et le nombre d’amis Facebook, le nombre de photos de soi, et le nombre de messages sur le mur par d’autres.

Pour Cnet, les résultats impliquent que les thérapeutes seront en mesure d’en savoir davantage sur les patients en examinant leur activité Facebook au lieu de s’appuyer sur des données « autodéclarées« .

Selon Elizabeth Martin, responsable de l’étude et doctorante au département de science psychologique, « les questionnaires dépendent souvent de la mémoire d’une personne, qui peut être ou ne pas être exacte. En demandant aux patients de partager leurs activités Facebook, nous avons pu voir comment ils se sont exprimés naturellement. Même leurs activités Facebook qu’ils ont choisi de dissimuler apportent des renseignements sur leur état psychologique. »

Il faudra néanmoins de nombreuses recherches avant que les corrélations découvertes n’affectent les processus de diagnostic psychologique. Qui plus est, il faudra évidemment que les patients autorisent leurs thérapeutes à consulter leurs profils, ce qui n’est évidemment pas du goût de chacun.

Cependant, dans la mesure où Facebook ouvre ses données à certaines causes, comme récemment pour la prévention du suicide, se pourrait-il un jour qu’une armée de professionnels de la santé, au travers d’algorithmes, scrute nos données pour déceler des pathologies sans que nous soyons au courant ? Quels seront alors les risques ? Affaire à suivre. 

Social networking profile correlates of schizotypy by

À lire ensuite:

Twitter présente Vine, un service mobile pour capturer et partager de courtes vidéos