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[Débat] Pour Facebook, « Internet est un reflet de la société »

A l’origine, il y a cette affaire assez sordide autour du « private re-homing », une pratique visant à offrir ses enfants adoptés sur les médias sociaux à qui veut pour des motifs avilissants. Le genre d’affaire qui vous rappelle un peu plus à quel point la théorie de l’évolution aurait dû s’appeler la théorie de la régression … 

Et puis, il y a cette phrase attribuée à Facebook, implacable, mais tellement révélatrice, pour expliquer son refus de fermer certains groupes adeptes de cette pratique : 

Internet est un reflet de la société, que les gens utilisent pour toutes sortes de communications et régler toutes sortes de problèmes.

Difficile à accepter, pourtant tellement vrai. Il faut comprendre que les médias sociaux sont des outils qui évoluent selon des usages, n’en déplaise à ceux qui fustigent les « nouveaux » comportements. Il n’y a rien de nouveau finalement. 

Ces plateformes sont ainsi parfois détournés de leur sens premier en bien ou en mal. En positif, exemple Twitter qui s’est naturellement orienté vers le journalisme citoyen à cause de nombre d’événements. En négatif exemple Ask.fm qui devient plateforme à cyberintimidation.

Ils sont néanmoins un miroir de nos comportements, de la manière dont nous existons les uns envers les autres. En être pensant, nous voudrions sublimer notre condition, mais nous renvoyons inlassablement un panorama de comportements déviants, une sorte de cartographie hallucinée des composantes de notre société. Ici les narcissiques. Là les voyeurs. La liste est longue. 

Car contrairement à Facebook, nous ne pouvons parler d’une société, mais de sociétés. Des sociétés physiques comme virtuelles, avec leurs codes socioculturels, leurs lois, leurs mythologies … Internet affranchit les barrières spatiales et temporelles, aussi un groupe américain sur Facebook plébiscitant la mise à mort de vaches pourra être mal pris en Inde. Faut-il l’interdire ?   

Je vous vois venir. Le leitmotiv caractérisant Internet est la liberté. Difficile de ne pas oublier alors cette maxime : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Admettons. Mais posons-nous une question par rapport à certains comportements, à notre manière de les apprécier et par là même de les accepter :  

À partir de quand pouvons-nous juger qu’une de ces facettes malsaines de l’humanité n’est plus représentative d’un groupe donné, pouvant être par là même être dénoncée, combattue, voire modérée ? 

C’est là le sens même de la réflexion de Facebook, une fois ces comportements identifiés, les soustraire à notre regard en pensant naïvement qu’ils vont disparaitre est un non-sens absolu. Ils sont inscrits dans l’A.D.N de nos sociétés … ils en sont une composante. La frontière est fine, difficilement perceptible, la marge d’action est limitée.   

Face à ce casse-tête, quelles solutions préconiseriez-vous ? 

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