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Facebook doit mourir

Depuis des années, une des grandes tendances des social media guru consiste à voir dans chaque événement un signe presque mystique annonçant la fin (ou du moins le début de la fin) de Facebook. Les adolescents fuient le réseausocial ? C’est la fin. La valeur boursière de l’action est en chute libre ? Le chaos. Facebook commence à copier Twitter ? L’apocalypse. Une analyse en béton armé s’abat alors. Toujours le même leitmotiv, toujours la même mécanique, rappelant ces funestes médecins au chevet d’un tyran malade. 

Le leader doit donc mourir. Disparaitre. Être rayé de la carte, de la toile, car il ne saurait se soustraire à l’histoire. Tous les empires se sont un jour effondrés : des Romains aux Aztèques en passant par les Ottomans ou les Britanniques. Pourquoi n’en serait-il pas autrement pour ce réseau que l’on ne cesse de comparer à un pays ? Pareil à Google, son hégémonie doit être remise en considération. L’histoire se répète, inlassablement, c’est un fait. Demain arrivera un héros salvateur qui balaiera Facebook, qu’il se nomme Wave ou encore Diaspora, et instaurera un nouveau règne despotique. Perdu. Pour l’instant.     

Car connaitre la date fatidique, c’est pouvoir affirmer : « je l’avais dit ». Et le « je l’avais dit », cela vous crédibilise un homme

Ne pas anticiper cette date butoir, c’est revenir à l’ère de MySpace où le monde des experts ne pouvait augurer une telle chute après pareille ascension. Aussi, si la méfiance est de rigueur, elle doit être affirmée comme une science exacte : je pense que c’est le début de la fin. L’affirmation prend le dessus sur la supposition, il faut être sûr de soit pour pouvoir affirmer « je l’avais dit ». Il ne faudrait pas récidiver, refaire les erreurs du passé. Il ne faudrait pas passer à côté d’une chose qui apparait comme naturelle. Facebook doit mourir. Quand ? Aujourd’hui. Et si ce n’est pas aujourd’hui ? Alors j’écrirai la même critique demain, avec de nouveaux arguments. Toujours sur le ton de la dramaturgie.

J’ai un bon dictionnaire des synonymes. Je parle de ville fantôme pour Google+ et d’une obscure menace perceptible pour Facebook. Ça fait peur, ça sent l’apocalypse, le chaos, la fin.  

Le spectre d’une désertion de Facebook par les plus jeunes n’est pas non plus une nouveauté, la question s’étant déjà posée en 2010 au moment où parents, grands-parents, et autres « adultes » s’y inscrivaient eux aussi en masse. – Le Monde. 

Il y a des signes. Des signes révélateurs. En tout temps. Il suffit de les voir, de les décortiquer, de faire parler les faits. Je l’avais dit. Facebook doit mourir.   

Durant de nombreuses années, les prédicateurs ont donc anticipé le naufrage de ce navire à la dérive sur les écueils de la compétition : le réseau social a tenu bon, contre vents et marré. Car Facebook a cette faculté à se transcender, à évoluer selon son environnement, qu’il soit technologique (mobilité) ou social (les jeunes). C’est là sa force première. Celle-là même qui devrait, en théorie, précipiter sa chute. 

Nous parlons souvent de Darwinisme Digital, de cette faculté à s’adapter à un écosystème en mouvement à l’heure des nouvelles technologies. Kodak est la figure de proue de ces entreprises qui n’ont su prendre ou rattraper un tournant stratégique. Et Facebook ? Prenons pour exemple la mobilité. Un marché où le réseau social était presque absent il y a peu. Une brèche béante pointée du doigt par les social media guru qui se targuaient de leur implacable « je vous l’avais dit » après la chute vertigineuse de l’action, annonciatrice d’une fin immuable. Un retard que Facebook a finalement comblé en moins d’un an. Résultat ? Une hausse de l’action.  

les excellentes performances de la publicité sur mobile représentent désormais 41% des recettes publicitaires – Le Figaro

Impressionnant non ? Facebook a cette faculté exceptionnelle d’évoluer, de ne pas rester figer comme ce fut le cas de MySpace ou Friendster. Animal à l’agonie, le mastodonte se relève encore et toujours, amorçant sa mutation. C’est là sa principale différence, son facteur clé de succès qui le fait perdurer dans le temps et les espaces. Le réseau social peut copier un concurrent (Twitter pour la social TV), peut acheter un acteur complémentaire (Instagram pour la mobilité) ou même lancer ses propres fonctionnalités selon des tendances observées (Timeline et l’avènement du storytelling).

Il a les moyens, la vision et la faculté.   

Facebook ne meurt pas. Il change. Il s’adapte. Revêts d’autres habits. Certes il y aura probablement une fin, même si sa forme parait difficilement définissable (clé sous la porte, rachat puis intégration), mais le réseau social ne risque pas de disparaitre du jour au lendemain. Même si Facebook doit mourir. 

Le début de la fin ou la fin du début ? L’heure de la mort ou celle de la maturité ? 

À vous de juger … 

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