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L’industrie de la musique transformée par le Web

Je me rappelle d’avoir écouté étant petit des albums de Passe-Partout sur disque vinyle avec mon vieux tourne-disque Fisher Price. À cette époque, c’était ça, pour moi, la musique. Ça et le baladeur Sony jaune de mon frère, ou le lecteur de disques compacts de mon père (c’est comme ça qu’on l’appelait… c’était tellement hi-tech!). Depuis, bien des choses ont changé… et le vieux modèle d’affaires des maisons de disques devient de plus en plus chancelant.

L’arrivée de Napster et le piratage de musique

NapsterFini l’époque où l’on copiait des cassettes grâce à un lecteur double, ou le temps où l’on devait attendre que notre chanson préférée joue à la radio pour l’enregistrer et la réécouter. Napster débarque en 1999 et révolutionne le domaine de la copie de la musique qui, soyons honnêtes, existait déjà avant. Grâce à Napster, les utilisateurs pouvaient partager leur musique entre eux sous format mp3 (ou autre) facilement, rapidement et gratuitement. S’en sont suivi plusieurs guerres juridiques déclarées par les maisons de disques et les artistes. Mais le mal était fait. De plus en plus, les internautes voulaient pouvoir télécharger leur musique. C’était tout plein d’avantages! On pouvait l’écouter sur l’ordinateur sans avoir à insérer de disque, avoir une bibliothèque musicale gigantesque prenant peu d’espace et graver les chansons que l’on voulait sur CD. Pour ceux qui avaient goûté à Napster, fini l’achat de disque en magasin… la musique en ligne offrait beaucoup trop d’avantages.

iTunes et Apple conquièrent le monde

Steve Jobs avait eu une idée toute simple: un lecteur de musique gros comme un paquet de cartes qui pourrait contenir toute la collection de musique de son utilisateur. En 2001, Apple lançait le iPod. Aujourd’hui tout le monde connaît les iPods… en fait, presque tout le monde (de mon entourage, du moins) en a un… ou plus. Par contre, lors de son lancement, le iPod ne connut pas une très grande popularité. Ce n’est qu’à partir de 2003 que la montée de Apple dans le domaine de la musique débuta vraiment. La stratégie était simple: promouvoir autant les appareils iPods que le nouveau service de musique en ligne iTunes Music Store. Suite au succès retentissant de sa brillante campagne de publicité, le iPod est devenu l’un des produits les plus populaires chez les amateurs de musique de tous âges… Et bien sûr, le iTunes Music Store gagna énormément en popularité également. En 2008, ce qui s’appelait maintenant le iTunes Store devint le plus gros vendeur de musique aux États-Unis!

iTunes StoreLe succès du iTunes Store est aussi facile à comprendre que celui de Napster. La boutique en ligne est simple d’utilisation, les achats se font rapidement, la musique est automatiquement classée dans la bibliothèque et… l’acheteur a la conscience tranquille, car il a payé sa musique. Mais attention! Il n’a pas payé un album 25$ comme au magasin, mais bien 9,99$. Et non seulement les albums sur iTunes ont un prix minime, mais en plus l’acheteur peut décider d’acheter des chansons à l’unité, sans avoir à se procurer un album au complet. Cet élément, alors bien familier pour ceux qui pirataient leur musique, était révolutionnaire pour monsieur et madame tout le monde. La clientèle pour la musique en ligne s’est vue grandir énormément grâce au iTunes Store.

Aujourd’hui, l’achat de musique en ligne atteint des sommets inégalés. L’achat de contenus à la pièce devient une norme. Les gens achètent rarement un album complet, ils vont préférer se procurer un hit ou deux. Alors que cela représente une économie d’argent considérable pour le consommateur, voilà qu’un autre problème émerge : celui de la prédominance des contenus à forte valeur d’audience. L’industrie de la musique commence à prendre le virage de la production industrielle, notamment du côté de la musique populaire. Les contenus de divertissement cessent d’être des véhicules de la culture pour ne devenir qu’une simple marchandise uniformisée pour rapporter des bénéfices.

Émerger autrement

Internet permet également aux jeunes artistes de se démarquer et de bâtir une carrière en musique. L’arrivée de Myspace et YouTube a offert la possibilité à certains musiciens et chanteurs peu connus d’avoir une visibilité internationale. Bien que de percer reste très difficile et requiert un talent remarquable, les meilleurs méconnus réussissent à se faire remarquer et peuvent ainsi espérer vivre de leur art. Un exemple en particulier est le groupe Pomplamoose. Composé de Nataly Dawn (voix et basse) et de Jack Conte (… tout le reste), ce groupe californien s’est fait connaître principalement par l’entremise de vidéos YouTube. Le concept de ces clips est simple: ce que l’on voit, on l’entend et ce qu’on entend, on le voit. Au fil des mois, la popularité du groupe a augmenté jusqu’au point où la publicité des vidéos, un contrat de commandite de Hyundai, ainsi que les recettes des ventes de chansons (sur iTunes et sur leur site) leur ont permis de quitter leurs emplois réguliers et de vivre de leur musique!

Et les grands dans tout ça?

Radiohead - In RainbowsLes artistes plus connus ont aussi trouvé leur façon de tirer leur épingle du jeu. L’un des grands groupes de musique de notre époque, Radiohead, a pris une décision pour le moins surprenante en 2007 pour le lancement de leur album In Rainbows. Le contrat liant Radiohead à EMI ayant pris fin, le groupe décida donc de vendre numériquement sa musique en ligne… au prix que chaque utilisateur était prêt à payer. L’internaute pouvait se rendre sur le site Web de l’album, entrer un prix, payer (si nécessaire, car l’album pouvait également être téléchargé gratuitement) et ensuite télécharger le tout! Bien que le geste peut sembler risqué, le fait que le groupe ne soit pas lié à une maison de disque leur permettait d’empocher tous les profits… et donc la prévente de In Rainbows fut plus payante que tout l’argent généré par l’album Hail to the Thief! Bien sûr, seulement les artistes renommés peuvent espérer un tel succès commercial par une pratique de ce genre, mais certains groupes moins importants procèdent tout de même de cette façon (c’est d’ailleurs le cas du groupe québécois Misteur Valaire).

La survie de l’industrie de la musique a peut-être semblé difficile lorsque Napster a débarqué, mais depuis ce temps, jamais les gens n’auront pu découvrir ou redécouvrir autant de nouveaux artistes ou d’artistes déjà établis aussi facilement. Le monde de la musique est maintenant plus grand et plus fort que jamais!

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